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Le mirage intoxicant de la « carboneutralité » : COP26
Par Sébastien Renault
Alors que la bulle sanito-covidienne commence à peine à désenfler quelque peu, la bulle climato-
réchauffiste commence déjà à reprendre du diamètre, ce à quoi il fallait d’ailleurs s’attendre.
Les thuriféraires de la transition écoénergétique et autres climatologues médiatiques ont eu à
souffrir terriblement de la crise sanitaire ces derniers mois, puisque 2020 les aura privés de leur
grand rendez-vous politico-mondain préféré, les Conférences annuelles des parties à la
Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques [1].
Mais l’utopie climato-alarmiste et son objectif « zéro émission nette » [2] n’a rien perdu de sa
vigueur totalitaire à l’ombre du grand saccage sanitaire mondial organisé, et elle est aujourd’hui
de retour en fanfare sur la scène du grand cirque médiatique de l’activisme écologique contre le
« génocide climatique ». C’est ce qu’a confirmé la toute récente COP26 [3] qui s’est tenue à
Glasgow du 31 octobre au 12 novembre derniers [4] et a rassemblé les principaux urgentistes
fanatiques de la « décroissance » et de la « carboneutralité ».
Le problème, pour tous les contribuables devant faire les frais exorbitants de cette pompeuse
propagande super-étatique, c’est que les politiques élaborées par les gouvernements occidentaux
sur la base présumée « scientifique » des rapports du GIEC ne voient pas plus loin que les
« engagements » pris par leurs représentants lors de ces sommets annuels. La théâtralité de ces
engagements ne trompe d’ailleurs personne au sein de la communauté à proprement parler
scientifique des spécialistes du climat. Il s’agit simplement de cautionner, d’un côté les thèses
alarmistes d’un dérèglement climatique anthropique vers le réchauffement cataclysmique ; et de
l’autre, de valider les fonds d’investissements climatiques qu’elles sont spécialement vouées à
faire prospérer [5].
Un prince Charles convaincu de l’apocalypse climatique en train de se produire sur toute la Terre
s’est gravement exprimé à la COP26 [6], assurant son auditoire que le temps était aujourd’hui
« littéralement écoulé » (saviez-vous, soit dit entre parenthèses, que le temps « s’écoulait », et qu’il
aurait donc une vitesse ?) et invoquant « le récent rapport du GIEC » qui, selon lui, « nous donne
un clair diagnostic [sic] de l’ampleur du problème ». Par conséquent, comme il le précise dans la
suite de son discours, « nous avons [aujourd’hui] besoin d’une vaste campagne de type militaire
visant à rassembler les forces du secteur privé mondial ».
En juin dernier, l’envoyé présidentiel américain pour le climat, John Kerry, avait déjà déclaré que
le monde devait adopter une « mentalité de guerre » pour faire face au défi posé par le changement
climatique [7], avec toutes les conséquences de restrictions et de rationnements auxquelles il faut
d’ores et déjà préparer l’humanité (sans oublier le recours possible aux forces armées, face au
spectre toujours menaçant des « négationnistes du climat »), comme l’a également suggéré
l’actrice Joanna Lumley [8] quelques jours avant la conférence de Glasgow. Le boboïsme, dans
toute sa splendeur écologique, ne peut décidemment s’empêcher de parler et de faire la leçon de
morale aux plébéiens carboneux surpeupleurs que nous sommes [9]. En résumé, laissons les
politiciens, les banksters (Christine Lagarde) et les stars s’affairer à la promotion de « stratégies »
pour le développement des énergies renouvelables – dont la mise en œuvre, dans le monde réel,
va à l’encontre de ce que prétendent leurs niaiseries hypocrites –, pendant que la grande aristocratie